Strasbourg se marche. Le centre tient sur une île entourée par l’Ill, et rien n’y est à plus de vingt minutes de rien. Trois jours suffisent largement, à condition de ne pas vouloir tout enchaîner.
Le premier jour, la Grande Île
La cathédrale d’abord, tôt, avant les groupes. Sa façade seule mérite qu’on s’assoie en face un moment. Ensuite l’horloge astronomique, puis on se perd dans les rues autour — c’est là que le plan devient inutile et que la ville commence.
Le deuxième jour, la Petite France
L’ancien quartier des tanneurs, ses maisons à colombages et ses canaux. Il est très photographié, donc très fréquenté entre onze heures et seize heures : y aller au petit matin ou en soirée change complètement l’expérience. Les Ponts Couverts et le barrage Vauban sont au bout, et la vue depuis la terrasse du barrage vaut la montée.
Le troisième jour, la Neustadt
Le quartier allemand construit après 1871, avec ses avenues larges et ses immeubles massifs. Il est classé au patrimoine mondial et presque personne n’y va — c’est pourtant là qu’on comprend l’histoire particulière de cette ville. Il commence à quelques rues du loft.
Et si vous avez un quatrième jour
La route des vins commence à une trentaine de kilomètres. Obernai, Ribeauvillé, Riquewihr : on en fait deux dans la journée, pas cinq.


